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Toi, Zoran Drvenkar

 

L’histoire :

 

Imagine une tempête de neige sur l’autoroute. Un bouchon qui s’étire sur plusieurs kilomètres, aucune visibilité. Un homme sort de sa voiture et en silence assassine méticuleusement, à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours. C’est le début d’une série de meurtres sans mobiles apparents commis par celui que la presse surnomme « Le Voyageur ». Imagine maintenant cinq adolescentes. Cinq amies avec leurs espoirs et leurs peurs, leurs envies et leurs problèmes.
Cinq jeunes filles que rien ne peut séparer, qui vont être prises au piège d’une situation qui les dépasse. Prises en chasse par un homme à qui tu ne voudrais pas avoir affaire, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée. Imagine enfin un voyage jusqu’à un hôtel isolé en Norvège où tous ces protagonistes vont se retrouver pour une confrontation à la tension extrême et un dénouement qui te laissera sans voix.

 

Mon avis :

 

« Toi » c’est l’histoire d’un tueur de masse qui agit sans mobile apparent, d’un groupe de 5 adolescentes que rien ne semble pouvoir séparer, et d’une famille de mafieux implacable prête à tout pour atteindre son objectif. Rien, ou presque, ne prédisposait ces différents protagonistes à se rencontrer. Et pourtant, Zoran Drvenkar tire les ficelles de ce road trip Tarantinesque de telle manière que tout s’emboîte et que chaque personnage prend sa place à merveille. Tous au court de ce thriller ont rendez-vous avec leur destin, même si comme le dit Ragnar, le chef de famille « le destin, c’est un type atteint de syphilis, qui a une queue en acier et qui t’encule dès que tu regardes du mauvais côté ».

Comme dans « Sorry », le 1er roman de l’auteur publié en France, nous suivons un personnage différent à chaque chapitre. Cela permet notamment de voir les différents points de vue, de revoir une même scène sous plusieurs angles, comme dans un certain « Pulpfiction ». De plus, tout au long du livre, l’auteur écrit à la 2ème personne du singulier, et cela confère une proximité vraiment bluffante avec les héros, un peu à la manière d’un Chuck Palahniuk.

En bref, vous prenez un thème assez banal (une histoire de drogue) mais traité avec énormément d’originalité et de talent, des références comme Tarantino et Palahniuk (entre autres), et ça vous donne un auteur qui réussi un autre coup de maître après son « Sorry »…

 

-Sylvain-

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