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Sorry, Zoran Dvrenkar

 

L’histoire :

 

Berlin.
Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Tout va néanmoins changer très vite à partir du jour où ils ont l’idée de créer ensemble une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres.

Très vite le succès est au rendez-vous et ils aident des hommes d’affaires qui s’estiment s’être mal comportés envers un salarié, un associé ou une entreprise à alléger leurs remords en allant à leur place chercher le pardon auprès de leur victime. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où sous un prétexte fallacieux un mystérieux interlocuteur les envoie dans un appartement berlinois, où les attend une femme torturée à mort.

L’assassin a besoin de Sorry afin de soulager sa conscience et d’obtenir l’absolution pour les horribles souffrances qu’il inflige. C’est le début d’une longue descente aux enfers pour les quatre amis. Pris dans un piège infernal et mortel, ils n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce mystérieux tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

 

Mon avis :

 

Avant il y avait « Vendetta » de R. J. Ellory, « Les lieux sombres » de Gillian Flynn, « Les visages » de Jesse Kellerman, « Au-delà du mal » de Shane Stevens, « L’œil de la lune » de Anonyme… Et bien maintenant je peux rajouter « Sorry » de Zoran Dvrenkar à ma liste de chef d’œuvre du polar…

Exceptionnel, envoutant, troublant, effrayant, surprenant… j’en passe et des meilleurs… bref ce livre est parfait, au même titre que ceux listés au début de cette chronique. D’ailleurs, ces livres n’auraient-ils pas tous étaient publiés par les éditions Sonatine ?

Quoi qu’il en soit, Mr Dvrenkar nous lance dans une chasse au chasseur, dans un cercle infernal où le serpent se mord la queue, où la vengeance fait loi, où les éléments s’enchainent et s’imbriquent à la perfection. Ce livre à la construction surprenante nous propulse dans un univers de culpabilité, de pédophilie, de remords, de séquestration, d’amitié, de mise en scène, d’amour et de folie pure… « Sorry » est un voyage au bout de l’enfer, et ici plus qu’ailleurs, « l’enfer c’est les autres » comme le disait Sartre…

Lisez-le vous ne serez pas déçu…

 

-Sylvain-

 

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