Sombres créatures, Doug Allyn

 

L’histoire :

 

Un pit-bull femelle totalement déchiqueté trouve encore l'incroyable force de se relever. Le labrador d'une famille juive est marqué au fer rouge d'une croix gammée. Crimes sanglants et faits divers violents...

Qui sont vraiment les sombres créatures auxquelles le Dr David Westbrook, vétérinaire récemment sorti de prison et dévoué aux causes perdues, est confronté dans le comté d'Algoma, au cœur du Michigan ?

 

Mon avis :

 

En lisant « Sombres créatures », je m’attendais à tomber sur un thriller classique avec pour seule originalité un véto pour héros. Le héros est effectivement un vétérinaire, mais ce livre est tout sauf un thriller classique. Et le résumé de l’histoire ne reflète pas, selon moi, ce que renferme ce livre.

Dans « Sombres créatures », le Dr Westbrook fait plus ou moins équipe avec le shérif du comté d’Algoma dans le Michigan. En fait ils ne font pas vraiment équipe, ils sont plutôt des habitants d’un même comté qui apprennent à se connaitre au fil du temps. Et au court de ce que j’appellerai différentes nouvelles, ces deux là résolvent des enquêtes. Westbrook faisant office de « consultant animalier » la plupart du temps.

Bref, ce qu’il y a de déroutant, c’est que chaque chapitre (8 d’une quarantaine de pages environ) représente une histoire à lui seul. On reprend bien entendu les personnages principaux, mais il n’y a pas vraiment de liens entre les différentes enquêtes, comme si on lisait 8 livres différents, 8 enquêtes du Dr Westbrook… Mais tout ça dans un seul roman… Et sans, apparemment, respecter une chronologie entre les chapitres.

Le tout est rythmé, extrêmement agréable à lire et vraiment original. Les personnages, humains ou non, sont très attachants et bien campés et restent en tête un bon moment.

Frustré parfois par « les blancs », l’espace de réflexion que nous laisse l’auteur entre deux histoires (par exemple deux personnes se séparent dans un chapitre et sont de nouveau ensemble dans le suivant sans que l’on sache ce qu’il s’est passé entre eux…) est ce qui fait le charme de ce livre… Livre qui encore une fois est tout sauf classique, il ne ressemble à rien de ce que j’ai lu jusque là, et ça fait du bien.

Une note spéciale pour la couverture du livre, réalisé avec une photo de Joshua, un magnifique chien immortalisé par Traer Scott… C’est beau un beau livre…

 

-Sylvain-

 

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