Snuff, Chuck Palahniuk

 

L’histoire :

 

Cassie Wright, star du porno sur le retour, a décidé de terminer sa carrière sur un coup d’éclat : se faire prendre devant les caméras par six cents hommes au cours d’une seule nuit. Dans les coulisses, les heureux élus attendent patiemment leur tour. Parmi eux les numéros 72, 137 et 600 font part de leurs impressions. Mais, entre fausses identités, désirs de vengeance et pulsions homicides, la nuit ne va pas du tout se dérouler comme prévu.

 

Mon avis :

 

Chuck Palahniuk est grand…

Il fait parti des ces auteurs qui, au côté des Ellroy et autre Bret Easton Ellis, remplaceront les Shakespeare, Voltaire et autres de nos manuels de littérature.

Comme dans « Fight Club », « Snuff » nous parle de l’Amérique et de sa lente glissade vers les affres de l’autodestruction en communauté.

Le thème de ce livre est un huit clos dans lequel on est amené à suivre 4 personnages lors du tournage d’un film porno. Mais pas n’importe quel porno. C’est le tournage d’un film dans lequel une star du porno doit clore sa carrière en se faisant prendre par 600 personnes différentes…

Et le génie de l’auteur, c’est que son roman parle des personnages, du porno, de ce que les gens sont prèts à faire de nos jours pour atteindre leur rêve, leur idée du bonheur, même s’ils savent dès le début que ce bonheur est partout sauf ici… Et Palahniuk nous expose tout ça en arrivant à ne pas parler de sexe… Aucune ligne de ce livre n’est « excitante », il n’y a aucune scène érotique mais seulement la description pure et simple d’un monde qui semble devenir de plus en plus fou…

Le style déchiré de Palahniuk est enivrant, déroutant… C’est un instantané, une photo brute d’une réalité de notre 21 ème siècle.

 

-Sylvain-

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