saison-seche.png

Saison sèche, Peter Robinson

 

L’histoire :

 

Un été torride frappe le Yorkshire. Asséché, le lac artificiel révèle les ruines du village englouti de Hobb's End. C'est là que le jeune Adam, un gamin du voisinage, fasciné par ce fantastique domaine d'aventure, fait une découverte macabre : les os d'une main humaine, recouverts d'une croûte terreuse, humide et noire... Comment mettre un nom sur ces restes ? Qui a été inhumé ainsi, à la hâte, dans la remise d'une maison ? Comment reconstituer le drame ignoré de tous qui s'est déroulé à Hobb's End alors que la guerre brassait les populations, amenant au village les réfugiés de Londres bombardé et les soldats américains ? Un défi pour Alan Banks, le policier mis sur la touche pour insubordination, et chargé de cette affaire à l'évidence inextricable. Peu à peu, cependant, les archives locales vont livrer leurs secrets, les mémoires des survivants se délier, et le destin tragique de Gloria émerger de l'oubli dans le décor hallucinant du village fantôme.

 

 

 

Mon avis :

 

Peter robinson, à l'instar d'Indridason dans «  la femme en vert », déterre un cadavre de la 2nde guerre mondiale... et c'est l'occasion de nous plonger dans le décor fascinant et déroutant de la campagne anglaise en pleine guerre.

Nous suivons donc en parallèle la vie d'un petit village pendant la guerre où se trame un terrible drame, et l'enquête de l'inspecteur Banks, lui-même en pleine remise en question suite à son divorce.

De la jeune londonienne au lourd secret de famille, en passant par l' artiste peintre incompris et le couple de banlieusards désabusés... c'est toute une revue de la société anglaise des années 40 à aujourd‘hui que Peter Robinson nous dépeint, mais sans jamais tomber dans la caricature, et avec un second degré et une pointe d'humour noir « so british ».

Grace à des personnages fouillés, un contexte historique, une énigme passionnante et un peu de politique, mais toujours en finesse, on ne voit pas passer les 500 pages et on ressort troublé de ce roman policier.

Une très belle découverte qui devrait ravir les amateurs comme moi d’Indridason, Johan Theorin ou Thomas H Cook.

 

-Dominique-

 

Retour à l'accueil