Non Stop, Frédéric Mars

 

L’histoire :

 

9 septembre 2012, Manhattan.

Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. A peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui.

Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle.

Sam Pollock et Liz McGeary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. En effet, tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quel que soient leur âge et leur couleur de peau. La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les « death Walkers », les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.

 

Mon avis :

 

Par où commencer ? Que dire de « Non Stop » sinon qu’il porte déjà bien son nom. Les 650 pages de ce livre se dévorent à une vitesse folle et sans pause possible. Pour ceux d’entre vous qui connaissent la série américaine « 24 heures chrono », le rythme imposé dans le roman de Frédéric Mars y est tout à fait comparable … Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de cette série, je ne vois qu’une solution : Google.

Mais « Non Stop » ne se résume pas seulement à ça.

L’auteur (français qui plus est) nous propose un scénario catastrophe ultra réaliste et légèrement futuriste. En gros, un « bis repetita » des attentats du 11 septembre 2001… En 2012. L’histoire s’appuie sur de nombreux faits réels et d’actualité (les révolutions en Tunisie, en Egypte… Un président américain noir pour la première fois de l’histoire…). Tout cela donne du corps à l’histoire et ne fait que la rendre plus réaliste.

Les personnages quant à eux sont plutôt bien pensés et deviennent très rapidement attachants (j’ai personnellement adoré Sam Pollock, une sorte de John McClane tout droit sorti d’un Die Hard).

Et puis je dois avouer que Mr Mars fait une chose que j’adore, une chose que l’on retrouve notamment dans « Au-delà du mal » de Shane Stevens… Il donne une existence aux différentes victimes, même si leur rôle dans l’histoire n’a que très peu d’importance. Il ne se contente pas de les faire disparaitre simplement, comme des pions sur un échiquier… Non, il nous les présentes, il nous parle de leur vie, il nous pousse à les aimer, ou tout du moins à s’attacher à eux… Leur issue n’en sera pas pour autant plus favorable, mais l’effet sur le lecteur est radical : Une immersion totale.

Je finirai en disant que je n’avais pas lu de description de New York aussi réaliste et intuitive depuis « Les visages » de Jesse Kellerman… Purement merveilleux et jubilatoire.

En bref, si vous aimez (entre autre) l’action, les conflits politiques, les histoires réalistes et rythmées, les choses bien écrites et New York… Ce livre est fait pour vous. Et si vous n’aimez pas tout ça, ce livre est peut être quand même fait pour vous tellement il est bon.

 

-Sylvain-

 

NB : La sortie de ce livre est prévue pour le 3 novembre 2011. N’oubliez pas notre concours pour gagner votre exemplaire : http://polars-oid.over-blog.fr/article-non-stop-le-concours-86658286.html

 

Retour à l'accueil