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Le retour des morts, john Ajvide lindqvist

 

L’histoire :

 

Stockholm, 13 août 2002 : un orage électrique terrasse les vivants et fait se lever les morts. Tous ceux qui ont disparu depuis deux mois reviennent à la vie....

 Dans quel état ? Dans quel but ? Au cœur de toutes les familles, l'espoir et l'horreur se mêlent bientôt. Inextricablement.

 

Mon avis :

 

Lindqvist est un génie…

L’auteur de « Laisse-moi entrer » et de ce superbe « Le retour des morts » m’émerveille.

Comme dans son précédent roman (adapté déjà 2 fois au cinéma sous les titres de « Morse » et de « Laisse-moi entrer ») le suédois traite ici d’un sujet fantastique et arrive à l’incruster dans notre réalité, à le rendre plausible. Après les vampires, se sont les « re-vivants » qui entrent dans notre vie.

Dès les premières pages le lecteur est embarqué dans un Stockholm électrique et il aura bien du mal à en sortir, même après avoir terminé ce roman. Si vous n’aimez pas les histoires d’horreurs, de zombies et autres, n’ayez crainte… Oui « Le retour des morts » offre quelques passages à vous donner des frissons, mais ne vous attendez pas à tomber dans un univers à la George A. Romero ou à la Resident Evil… Dans « Le retour des morts » l’auteur nous donne avant tout une vision philosophique, voir poétique par certains aspects, d’envisager le retour de nos défunts. Lindqvist nous pousse à nous demander ce que nous ferions à la place de ses familles dont nous suivons le témoignage tout au long de cet ouvrage. Comment réagirions-nous ? Quelles seraient nos réponses et nos actions, ainsi que celles de notre société vis-à-vis d’un tel phénomène ?

Cette capacité qu’a Lindqvist de rendre envisageable quelque chose d’aussi fou que le retour des morts est grisante, et ce, jusqu’à la dernière page. Sans dévoiler la fin, ici, comme dans la réalité brute, il n’y a pas de happy end, ni de « bad end » d’ailleurs. Rien n’est tout fait, tout formaté. Il y a juste une forme de réalité avec le bon et le mauvais, une réalité qui pourrait être la notre… Si toutefois nos défunts venaient à se réveiller.

Culte…

 

-Sylvain-

 

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