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L’ultime secret de Frida K., Gregorio Leon

Histoire :

Un autoportrait de Frida Kahlo a été volé à Mexico. Une jeune détective privée espagnole, Daniela Ackerman, est envoyée sur place pour le retrouver et fait une découverte surprenante : la toile contiendrait un message codé à destination de Léon Trotski, le célèbre révolutionnaire… devenu l’amant de Frida Kahlo pendant l’exil mexicain de celui-ci. Au même moment, une série de meurtres défraye la chronique : les cadavres de strip-teaseuses sont retrouvés mutilés, l’image de la Santa Muerte, l’Ange de la mort, tatouée sur le sein gauche, tandis que des autels consacrés à cette secte religieuse rivale du Vatican sont détruits. Daniela se retrouve ainsi plongée dans une enquête mêlant narcotrafiquants dévots de la Santa Muerte, évêques officieux et curés aux visages d’ange, tueurs à gages en maillot du Real de Madrid et procureures mangeuses d’hommes obsédées par la chirurgie esthétique…

Mon avis :

Ce polar nous transporte dans le Mexico d’aujourd’hui et au cœur de la vie révolutionnaire de Frida Kahlo et de ses amours si controversés avec Léon Trotsky en 1940, quelques mois avant son assassinat. Ces deux récits se croisent tout au long du livre et nous permet de découvrir toute la complexité de l’artiste.

En effet, le lecteur est pris dans l’enquête concernant le vol de l’autoportrait de Frida et les meurtres de strip-teaseuses. Greogorio Leon m’a permis de découvrir avec un nouveau regard Frida Kahlo. Il la dépeint révolutionnaire certes, mais aussi passionnée, entière, amoureuse, explosive.

Ce roman, mêlant éléments historiques et fiction, foisonne de personnages insolites au cœur d’une ville sauvage.

Mexico… Un personnage à part entière… Gregorio Leon nous décrit une ville où les flics sont forcément pourris, les prostituées meurent à tous les coins de rue, les écolos souffrent d’intoxication, les narcotrafiquants font la loi et les curés sont véreux. Plus qu’une ville, l’auteur nous décrit une atmosphère, loin des photos de touristes. Il nous transporte en plein cœur de la capitale.

Un autre personnage principal est la Santa Muerte. Cette croyance clandestine agaçant le Vatican est très bien décrite, on peut sentir la ferveur des croyants. Cette « vierge » (un squelette habillé comme la Vierge Marie) est la sainte patronne des délinquants, des narcotrafiquants et est au cœur de l’intrigue.

Un mot également sur Daniela Ackerman, la privé espagnol que Gregorio Leon semble aimer malmener et que je retrouverai volontiers dans de prochaines enquêtes.

Une écriture fluide, une enquête mouvementée, une intrigue bien ficelée, bref, un livre que j’ai dévoré et qui m’a passionné. Je ne connaissais pas la littérature hispanique, le Mexique et ses rites et j’espère en découvrir davantage ! Une vraie bonne surprise littéraire…

 

"Dites-vous qu'à Mexico les seuls qui ne s'inquiètent pas pour leur vie, ce sont les morts."

-Virginie-

 

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