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L’invisible, Robert Pobi

 

L’histoire :

 

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jake Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares.

Jake, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jake pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités.

Devant la méthode employée par le tueur, Jake ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jake est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jake va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

 

Mon avis :

 

Jake est un agent spécial du FBI.

C’est aussi un ancien junkie, tatoué des pieds à la tête d’extraits de « la divine comédie », père d’un garçon de 3 ans et marié avec la belle Kay, qu’il a rencontré aux alcooliques anonymes. Il faut rajouter à cela le fait que le père de Jake, Jacob, est un peintre très célèbre qui avait pour amis entre autres Andy Warhol et Picasso. Enfin, concernant la mère de Jake, elle est morte il y a plus de 30 ans… écorchées vive… et jamais personne n’a payé pour ce crime.

Ça c’est ce qui concerne le passé de Jake.

Son présent c’est un retour dans sa ville natale quittée il y a 3 décennies, une série de morts « écorchés vifs » comme sa mère, un père souffrant d’Alzheimer sanglé sur un lit d’hôpital, une tempête digne de l’Apocalypse qui approche, et plus de 5000 tableaux peints par son père en guise de clef de cette énigme…

Voici en gros le tableau que nous propose Robert Pobi dans son premier roman « L’invisible ».

Au fil des pages, on entre dans la vie de Jake. On apprend à le connaitre, à le suivre dans ses réflexions, dans ses doutes. On traque le tueur à ses côtés, on a même parfois l’impression de manger le même sandwich au thon que lui…

Et puis, plus on avance dans l’enquête et plus on veut découvrir le fin mot de cette histoire, à tel point qu’on peut difficilement se résoudre à lâcher le livre avant son dénouement explosif.

Du rythme, une ambiance de fin du monde, et l’histoire d’un homme raconté sous fond d’enquête criminelle font de « L’invisible » un très bon thriller… Signé par un auteur inévitablement à suivre.

 

-Sylvain-

 

 

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