L'excès de bonheur nuit gravement à la santé,  Luc Fivet

L’histoire :

Le capitaine Michel Ancône rumine son ennui dans la brigade des Stups d’un obscur commissariat de quartier. C’est un excellent flic en dépit d’une incapacité congénitale à respecter la voie hiérarchique doublée d’une regrettable inclination pour les solutions expéditives. Il se soigne auprès d’un thérapeute versé dans les pratiques bouddhiques, mais les révélations védiques sont solubles dans la bouteille. Plus que jamais, son espoir de réintégrer la Brigade criminelle, dont il a été viré pour insubordination, relève de l’utopie. Si la belle vendeuse du magasin de meubles orientaux daignait au moins remarquer son existence... Hélas, elle reste désespérément insensible à son charme, quand elle ne l’humilie pas en public. Tout irait donc pour le pire si la jeune femme n’avait pas l’étrange idée de se faire égorger en pleine nuit sur son lieu de travail. Pour le capitaine Michel Ancône, la rédemption est proche. Mais le chemin de l’illumination est long, escarpé et semé de cadavres… 

Mon avis :

Ce e-thriller m’a fait découvrir la plume de Luc Fivet, une écriture pleine d’humour, de dialogues « pêchus ». Le rythme imposé est rapide, l’intrigue ne s’essouffle pas, et les personnages sont bien choisis, bien décrits et donc captivants !

Le lecteur suit le capitaine Ancône tout au long de l’enquête, accompagné du jeunot du commissariat, un bleu (ou schtroumpf !) qu’Ancône encadre. Ce flic sanguin, entier et un brin nerveux est passionnant. Il est très réaliste, peut être parce qu’il n’a vraiment pas que des qualités, parce qu’il picole parfois un peu trop de picon-bière-vin blanc et peut-être aussi parce qu’il ne croit plus au bonheur. Il le cherche pourtant… Auprès de cette vendeuse de meubles qui, comme le signale le quatrième de couverture, a l’étrange idée de se faire égorger. Auprès également de bouddhistes un chouia illuminés, mais convaincus de connaître la voie vers ce bonheur tant recherché. J’ai également, en plus d’Ancône, adoré le personnage du médecin légiste, Capria. Cet homme illustre parfaitement l’idée qu’un psychopathe sanguinaire peut devenir soit serial killer, soit médecin légiste. Les séances d’autopsie ont été rendues par l’écriture de Luc Fivet… drôles et passionnantes ! Pour exemple, imaginez que Capria aime saluer Ancône d’un signe de la main, main d’un des cadavres allongés sur ses tables d’autopsie… !

J’ai donc passé un très bon moment de lecture et j’encourage toutes les personnes souhaitant découvrir Luc Fivet sur format numérique de plonger dans cet « Excès de bonheur ».

-Virginie-

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