richard philippe

Entretien avec Richard PHILIPPE par Polars-Oïd

« Mortelles Rencontres »

-Les éditions du bout de la rue-

 

 

1/ Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai débuté dans la vie active très jeune par nécessité. J’ai ensuite fait divers métiers et travaillé essentiellement dans le commerce, puis je suis devenu cadre dans une société. Licencié pour raisons économiques, j’ai eu l’opportunité d’entrer dans la fonction publique territoriale où j’ai pu bâtir une seconde carrière.

 

2/ Quel est votre livre, auteur, film et musique préférés ?

Maxime Chattam, dans sa trilogie : l’âme du mal, In tenebris et Maléfices, m’a offert des moments extraordinaires, presque une révélation. Mais la liste est longue.

Un film : Ghost

La musique, c’est une question d’état d’esprit à un moment donné. Cela peut être un tube, comme un morceau de Levon MINASSIAN et puis j’ai toujours du Brel et du Ferrat dans un coin.

 

3/  Qu’est ce que vous aimez dans le fait d’écrire un roman ?

Je m’en vais. Je sors du quotidien. Je ne suis plus prisonnier dans un transport en commun mais je m’évade dans mon monde parallèle. Barnier est là au coin de la rue. Shéraz monte dans le métro, les hommes la regardent à la dérobée. Ensuite il y a ce partage avec le lecteur qui a bien voulu faire le voyage avec moi. C’est magique…

 

4/ Pouvez-vous nous décrire comment se passe une de vos séances d’écriture ?

Par manque de temps puisque je travaille, je dois condenser mes périodes d’écriture, ce qui me demande une bonne organisation et une rapidité d’exécution. Lorsqu’une idée survient, je la note, puis je rédige un premier jet le soir, la nuit, ce qui comble mes insomnies. Ensuite la mise en place s’effectue progressivement ainsi que l’énorme travaille de relecture.

J’envie d’ailleurs les auteurs qui prétendent s’astreindre à X pages ou X heures par jour… Pour ma part, je dois m’adapter en fonction de mes disponibilités, ce qui n’est pas toujours facile et rallonge les délais fixés.

 

5/ Où trouvez-vous vos idées, vos inspirations ?

Pour chaque récit il y a, au départ, un fait divers, un événement ou un souvenir puisé dans mon vécu, lié à mes rencontres, à des ambiances, des lieux. Je réalise un cadre vague puis les idées arrivent au fur et à mesure, me faisant parfois prendre de surprenants détours sur une histoire en cours.

 

6/ Quelles ont été vos inspirations pour « Mortelles Rencontres » ?

L’histoire de « Mortelles rencontres » est puisée dans les souvenirs de rencontres réelles faites par le biais d’internet, rencontres qui heureusement ne se terminaient pas de la même façon que dans le livre. Le reste est du domaine de l’imaginaire même si des personnages tels que « Shéraz » sont calqués sur des personnes qui ont croisé ma route.

 

 

7/ Escort boy/girl, le sujet est à la mode en ce moment, pourquoi avoir choisi ce thème ?

Lorsque j’ai débuté l’écriture de ce roman, les escorts n’étaient pas encore sous les feux des projecteurs. Je trouvais intéressant d’évoquer cette nouvelle forme de prostitution déguisée, presque bon chic bon genre, alors qu’il n’en ait rien. Je pense d’ailleurs enfoncer le clou sur ce fléau dans mon prochain roman.

 

8/ Pourquoi avoir situé le centre de l’intrigue sur Lyon et non ailleurs ?

Parce que je suis lyonnais et que Lyon vaut largement une autre ville. Et comme je l’ai déjà évoqué, j’étais las des super-héros à l’américaine et de sempiternelles histoires se déroulant généralement à New-York, Los Angeles ou Paris. Aussi, j’ai volontairement situé ce roman dans ma bonne ville de Lyon, ville millénaire, carrefour entre le nord et le sud, entre les alpes, la côte d’azur et la Suisse où sous son air tranquille, derrière les façades des immeubles cossus des beaux quartiers, se trament des drames et intrigues insoupçonnées.

 

 

9/ D’où vous vient le personnage de Barnier ?

C’est un peu mon véhicule personnel. Il me permet de faire ressortir ce qui me ronge. Il est fort physiquement mais fragile à l’intérieur. Usé, lassé par le comportement de ses contemporains, revenu de tout et pourtant il continue, va jusqu’au bout parce qu’il a été formaté ainsi. C’est un samouraï perdu dans un monde où les gens avancent masqués.

 

10/ Pourquoi avoir appelé le tueur « Arlequin » ?

Arlequin était un pseudo utilisé par un internaute sur un des sites que je « gérais » en tant que webmaster. Il envoutait les femmes par ses écrits et il en rencontrait beaucoup !

 

11/ Christian Barnier fait penser à ces flics au caractère bien trempé que l’on trouve notamment dans les « sagas ». Est-il prévu une nouvelle enquête du détective Barnier ?

En effet, je travaille actuellement sur un manuscrit dans lequel Barnier est le personnage central. J’aimerais bien en faire un héros récurent mais tout dépendra du retour de « Mortelles Rencontres ».

 

12/ Votre prochain roman sera-t-il également situé à Lyon ?

Oui, ainsi que les communes de l’ouest lyonnais avec un petit crochet du côté de la capitale.

 

13/ Pour Polars-Oïd, pouvez-vous nous livrer une info exclusive sur votre prochain roman ?

Sonia, l’escort rencontrée par Barnier dans « Mortelles Rencontres », fait appel à lui pour la protéger d’un tueur. Le privé va alors se trouver confronté à la mafia russe…à une possible affaire d’état…à un monde où l’argent justifie tout…Sans parler de sa vie privée qui va basculer…

 

14/ Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose et quelle serait votre réponse ?

Croyez-vous en l’homme ?

De moins en moins.

 

15/ Pour terminer, quelques questions brèves inspirées du « questionnaire de Proust » :

- si vous étiez une citation :

L’avarice est le pire défaut qui existe, si on compte ses sous, on compte aussi ses sentiments (Audiard).

 

- si vous étiez un meurtre :

Remonter le temps jusqu’en 1920 et réussir l’assassinat d’Hitler.

 

- si vous étiez un personnage célèbre :

Victor Hugo.

 

- une idée pour illustrer un futur billet de banque :

La terre vue de l’espace avec un vaisseau spatial en partance vers l’univers.

 

 

 

Pour en savoir plus sur l’auteur : http://carnet-d-auteur.fr/

 

-Sylvain-

 

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