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Green River, Tim Willocks

 

L’histoire :

 

Green River, pénitencier de sécurité maximale au Texas. Un véritable enfer dans lequel, entre tensions raciales et violences quotidiennes, vivent cinq cent âmes perdues. Un univers sans pitié où le silence n’existe pas, l’obscurité non plus. C’est là que Ray Klein, ancien médecin, purge sa peine, en travaillant à l’infirmerie. Alors que sa libération approche, une émeute éclate dans la prison. Au milieu du chaos et de l’anarchie, Ray, qui est tombé amoureux de Juliette Devlin, psychiatre judiciaire, va tout mettre en œuvre pour la sauver alors qu’elle est séquestrée avec ses patients dans l’infirmerie.

 

Mon avis :

 

Comme toujours, les personnages de Tim Willocks sont criants de vérité. Qu’on les aime ou les haïsse, on les sent vrais, capables de frapper à notre porte (si toutefois les 20 mètres de mur de la prison de Green River ne nous séparaient pas… et accessoirement l’Atlantique aussi). Bref, ses héros sont vraiment formidables et c’est là tout le géni de Willocks. Ça, plus créer une ambiance, une atmosphère de folie qui vous fera passer 410 pages derrière les barreaux.

On devient réellement claustrophobe, on sent la puanteur de ces milliers d’hommes vivants en vase clos, on a peur de la nuit mais encore plus du jour, on se sent condamner injustement comme les autres, on essaye de trouver sa place ou plutôt de se faire une place à la vie à la mort…

Bref, James Ellroy himself dit que « Green River » est surement le meilleur livre sur la prison... Je n’en ai surement pas lu autant que lui mais à mon simple niveau, je peux vous assurer que ce roman vous fera vibrer, vous fera trembler, vous fera froid dans le dos, mais surtout, vous fera définitivement considérer Tim Willocks comme l’un des plus grands écrivains qui soit.

 

-Sylvain-

 

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