Du bleu sur les veines, Tony O’Neill

 

L’histoire :

 

L’histoire d’un jeune Anglais qui échoue dans tous les sens du terme à L. A. Du jour au lendemain, sa vie bascule de la scène musicale à l’univers des junkies.

 

Mon avis :

 

Si on me dit drogues et Los Angeles, je pense tout de suite à Bret Easton Ellis. Que ce soit « Moins que Zéro » ou encore « Les lois de l’attraction », BEE nous raconte les histoires d’une jeunesse dorée qui cherche à exister notamment dans des excès de drogue et de sexe.

En ce qui concerne « Du bleu sur les veines » de Tony O’Neill, on se rapproche plus d’un « Requiem for a dream »… En effet, rien à voir avec les beaux quartiers et les « peoples » qu’on peut trouver dans les romans de Bret Easton Ellis. Ici, O’Neill nous raconte sa vie de camé (ou plutôt son ancienne vie) dans les quartiers sombres de L. A., où chaque dollar compte pour pouvoir s’acheter sa dope, où on dort dans sa voiture car on s’est encore fait virer d’un logement miteux, où on vend sa vie à un prêteur sur gage pour mieux la détruire auprès de son dealer…

L’écriture forte et cinglante de Tony O’Neill propulse le lecteur dans un terrible shoot. On a le sentiment de dégringoler en même temps que ce conteur fou dans l’horreur de ce milieu. On ne peut s’arrêter de lire car on espère, comme lui, qu’on va s’en sortir enfin à la page suivante, que les choses vont enfin arrêter de foirer et de tourner inévitablement en rond. Ce livre est un véritable documentaire sur la descente aux enfers de cet homme qui passe petit à petit et presque par hasard, de « quelques lignes de coke » à l’enfer des injections d’héroïne...

O’Neill ne cherche pas d’excuses ni d’explications à sa dépendance, ce livre n’est pas une morale ou une apologie de la drogue, mais juste un témoignage poignant, envoutant et d’une justesse effrayante.

 

-Sylvain-

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