Bettý, Arnaldur indridason

 

L’histoire :

 

Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s'avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister. Ensuite, que s'est-il passé ? Je n'avais pas envie de ce travail, de cette relation. J'aurais dû voir les signaux de danger. J'aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J'aurais dû ...J'aurais dû ...J'aurais dû...

 Maintenant son mari a été assassiné et c'est moi qu'on accuse. La police ne cherche pas d'autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable.

 

Mon avis :

 

Waouh !

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une inconditionnelle d'Indridason qui n'est pas moins que mon auteur favori. C'est donc toujours un trésor pour moi d'avoir entre les mains un bouquin inédit de mon islandais préféré... « Bettý» a la particularité de ne pas être une enquête du commissaire Erlendur (on notera tout de même un clin d’œil au commissaire et ses adjoints au cours de la lecture).

Ce livre est construit de le même façon qu' « on achève bien les chevaux » d'Horace McCoy, c'est à dire que le narrateur, qui est aussi le « coupable », incarcéré, nous livre par flash-back comment il en est arrivé là...

Une trame plutôt classique, mais là ou Indridason fait très fort c'est qu'il parvient au cours de lecture à remettre en cause toutes vos certitudes. Indridason traite aussi magnifiquement le thème de la passion amoureuse...Je ne peux pas en dire plus, de peur de trop en dévoiler et de gâcher le plaisir de découvrir un livre superbe et surprenant ...D'ailleurs qui ne tomberait pas sous le charme de « Bettý » ?

 

-Dominique-

 

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