Beau parleur, Jesse Kellerman

 

L’histoire :

 

Tout va mal dans la vie de Joseph Geist. Il est fauché, sa thèse de philosophie patine depuis des lustres et sa petite amie vient de le mettre à la porte. Alors qu’il frôle le désespoir, une annonce dans un journal retient son attention : « Cherche quelqu’un pour heures de conversation ». Un boulot de rêve pour Joseph ! Parler, c’est ce qu’il fait le mieux et Alma Spielmann s’avère l’employeuse idéale : vieille dame raffinée, érudite et généreuse qui l’invite même à loger dans sa somptueuse demeure. Seule ombre au tableau, Eric, son neveu bien aimé, un jeune homme paumé, énigmatique et manipulateur que Joseph prend en grippe instantanément. Pourtant, il est loin de se douter des conséquences néfastes que les manigances d’Eric auront sur le restant de ses jours.

 

Mon avis :

 

Et bien je ne sais pas vraiment quoi dire de ce « Beau parleur »… Extra fan de Jesse Kellerman avec comme livre culte (parmi quelques autres) « Les visages », je m’attendais à lire quelque chose de similaire… Et bien pas du tout… « Beau parleur » est plus lent et moins explosif mais tout autant déroutant. Et ne voyez pas forcement ça comme un défaut mais plus comme un rythme parfaitement adapté à cette histoire.

Jesse Kellerman connait son sujet et nous le livre avec beaucoup de justesse. Ce roman prend toute son ampleur dans ses dernières pages. Si vous n’allez pas au bout, vous trouverez sûrement que Kellerman a raté son coup, mais si vous allez jusqu’à la fin, et que vous réfléchissez à ce que vous avez lu, vous trouverez ce livre… Parfait ? Oui peut-être parfait. Je ne dis pas que c’est le roman que j’ai le plus aimé, mais que c’est un livre parfaitement construit et d’une grande justesse. Son auteur amène le lecteur là où il semble avoir voulu le plonger dès la première page. Il nous fait voyager dans l’esprit humain, dans la folie des hommes et ce qu’elle a de plus cru, de plus effroyable et de plus vrai.

Mention spécial pour Joseph, le personnage principal, que j’ai détesté de la première à la dernière page… J’adore détester les héros.

 

-Sylvain-

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