Balancé dans les cordes,  Jérémie Guez

 

L’histoire :

 

Tony est un jeune boxeur ; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l'écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l'un d'entre eux la bat et l'envoie à l'hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance.

Mais dans ce milieu, rien n'est jamais gratuit. La faveur demandée à un prix, celui du sang. Tony, qui doit payer sa dette, entame alors une longue descente aux enfers...

 

Mon avis :

 

Bon je vais me débarrasser tout de suite des jeux de mots faciles mais au combien juste qu’on peut faire sur ce roman de Jérémie Guez : « Balancé dans les cordes » est un livre coup de poing qui m’a mit au tapis sans me laisser, à aucun moment, ni le temps ni l’envie de jeter l’éponge. Voila, ça c’est fait, et en plus ça résume assez bien l’effet qu’a eut ce roman sur moi.

L’histoire se déroule dans un Paris intimiste et sombre, un Paris qui est au cœur même du triptyque littéraire de Jérémie Guez dont « Paris la nuit » est le premier volet.

On suit Tony, un jeune banlieusard qui a trouvé dans la boxe une sorte d’échappatoire à la vie qui lui était destinée au milieu des tours. Mais comme les rêves ne sont pas éternels, les problèmes le rattrapent. Pour rester fidèle à lui-même et à ses valeurs, Tony va devoir emprunter des chemins qu’il semblait s’être promis de ne jamais prendre.

Le livre commence sur une escapade à moto dans Paris et avec la rencontre de Clara… et dès ces premières pages, on sait qu’on ne va plus pouvoir lâcher ce roman et on est pris d’emblée d’une grande affection pour ce Tony qui semble terriblement réel, comme toute son histoire d’ailleurs.

Jérémie Guez a une écriture très épurée, il ne s’ennuie pas par exemple (et le lecteur non plus du coup) à décrire un paire de gant de boxe pendant 3 pages, non, le coup par direct. Ce style de narration rajoute un rythme à cette histoire et nous pousse définitivement à partir avec Tony, à le suivre coûte que coûte.

« Balancé dans les cordes » fait parti de ces romans qui vous laissent des couleurs, des odeurs, des sensations bien au-delà de sa lecture. On se surprend à se demander ce qu’ont pu devenir les personnages même longtemps après avoir tourné la dernière page.

Un réel coup de cœur pour ce roman qui ne s’adresse pas qu’aux amateurs de boxe, loin de là.

 

-Sylvain-

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