Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 20:43

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Sombres créatures, Doug Allyn

 

L’histoire :

 

Un pit-bull femelle totalement déchiqueté trouve encore l'incroyable force de se relever. Le labrador d'une famille juive est marqué au fer rouge d'une croix gammée. Crimes sanglants et faits divers violents...

Qui sont vraiment les sombres créatures auxquelles le Dr David Westbrook, vétérinaire récemment sorti de prison et dévoué aux causes perdues, est confronté dans le comté d'Algoma, au cœur du Michigan ?

 

Mon avis :

 

En lisant « Sombres créatures », je m’attendais à tomber sur un thriller classique avec pour seule originalité un véto pour héros. Le héros est effectivement un vétérinaire, mais ce livre est tout sauf un thriller classique. Et le résumé de l’histoire ne reflète pas, selon moi, ce que renferme ce livre.

Dans « Sombres créatures », le Dr Westbrook fait plus ou moins équipe avec le shérif du comté d’Algoma dans le Michigan. En fait ils ne font pas vraiment équipe, ils sont plutôt des habitants d’un même comté qui apprennent à se connaitre au fil du temps. Et au court de ce que j’appellerai différentes nouvelles, ces deux là résolvent des enquêtes. Westbrook faisant office de « consultant animalier » la plupart du temps.

Bref, ce qu’il y a de déroutant, c’est que chaque chapitre (8 d’une quarantaine de pages environ) représente une histoire à lui seul. On reprend bien entendu les personnages principaux, mais il n’y a pas vraiment de liens entre les différentes enquêtes, comme si on lisait 8 livres différents, 8 enquêtes du Dr Westbrook… Mais tout ça dans un seul roman… Et sans, apparemment, respecter une chronologie entre les chapitres.

Le tout est rythmé, extrêmement agréable à lire et vraiment original. Les personnages, humains ou non, sont très attachants et bien campés et restent en tête un bon moment.

Frustré parfois par « les blancs », l’espace de réflexion que nous laisse l’auteur entre deux histoires (par exemple deux personnes se séparent dans un chapitre et sont de nouveau ensemble dans le suivant sans que l’on sache ce qu’il s’est passé entre eux…) est ce qui fait le charme de ce livre… Livre qui encore une fois est tout sauf classique, il ne ressemble à rien de ce que j’ai lu jusque là, et ça fait du bien.

Une note spéciale pour la couverture du livre, réalisé avec une photo de Joshua, un magnifique chien immortalisé par Traer Scott… C’est beau un beau livre…

 

-Sylvain-

 

Par Polars-Oïd - Publié dans : Chroniques R...Z - Communauté : Culture Polar
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 20:16

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Les Ages sombres, Karen Maitland

 

L’histoire :

 

1321. Les habitants d’Ulewic, une petite citée isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées.
Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

 

Mon avis :

 

Après « la compagnie des menteurs » paru en mars 2010, Karen Maitland nous plonge encore une fois en plein moyen-âge. Cette fois ci, nous suivons une communauté de béguines récemment installée aux abords d’un petit village d’Angleterre : Ulewic.

Entre ésotérisme, religion et sorcellerie, l’auteur nous propose de suivre la vie de ces femmes et des habitants d’Ulewic, et nous livre un roman très immersif et tellement juste, de part les recherches historiques et sa finesse, que « les Ages sombres » ressemble presque plus à un témoignage d’une époque qu’à une fiction historique.

Les personnages sont justes, criants d’authenticité. Comme dans le précédent ouvrage de Karen Maitland, l’histoire semble presque être un prétexte permettant à l’auteur de peindre le portrait de ces gens et de leurs vies durant ces Ages sombres…

Bien après la dernière page, l’atmosphère, les odeurs, les sentiments rattachés à cette lecture nous imprègnent et semblent flotter comme la brume qui recouvre régulièrement les habitants d’Ulewic et leurs croyances…

 

Sylvain-

 

Par Polars-Oïd - Publié dans : Chroniques H...Q - Communauté : Culture Polar
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 22:13

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L’ultime secret de Frida K., Gregorio Leon

Histoire :

Un autoportrait de Frida Kahlo a été volé à Mexico. Une jeune détective privée espagnole, Daniela Ackerman, est envoyée sur place pour le retrouver et fait une découverte surprenante : la toile contiendrait un message codé à destination de Léon Trotski, le célèbre révolutionnaire… devenu l’amant de Frida Kahlo pendant l’exil mexicain de celui-ci. Au même moment, une série de meurtres défraye la chronique : les cadavres de strip-teaseuses sont retrouvés mutilés, l’image de la Santa Muerte, l’Ange de la mort, tatouée sur le sein gauche, tandis que des autels consacrés à cette secte religieuse rivale du Vatican sont détruits. Daniela se retrouve ainsi plongée dans une enquête mêlant narcotrafiquants dévots de la Santa Muerte, évêques officieux et curés aux visages d’ange, tueurs à gages en maillot du Real de Madrid et procureures mangeuses d’hommes obsédées par la chirurgie esthétique…

Mon avis :

Ce polar nous transporte dans le Mexico d’aujourd’hui et au cœur de la vie révolutionnaire de Frida Kahlo et de ses amours si controversés avec Léon Trotsky en 1940, quelques mois avant son assassinat. Ces deux récits se croisent tout au long du livre et nous permet de découvrir toute la complexité de l’artiste.

En effet, le lecteur est pris dans l’enquête concernant le vol de l’autoportrait de Frida et les meurtres de strip-teaseuses. Greogorio Leon m’a permis de découvrir avec un nouveau regard Frida Kahlo. Il la dépeint révolutionnaire certes, mais aussi passionnée, entière, amoureuse, explosive.

Ce roman, mêlant éléments historiques et fiction, foisonne de personnages insolites au cœur d’une ville sauvage.

Mexico… Un personnage à part entière… Gregorio Leon nous décrit une ville où les flics sont forcément pourris, les prostituées meurent à tous les coins de rue, les écolos souffrent d’intoxication, les narcotrafiquants font la loi et les curés sont véreux. Plus qu’une ville, l’auteur nous décrit une atmosphère, loin des photos de touristes. Il nous transporte en plein cœur de la capitale.

Un autre personnage principal est la Santa Muerte. Cette croyance clandestine agaçant le Vatican est très bien décrite, on peut sentir la ferveur des croyants. Cette « vierge » (un squelette habillé comme la Vierge Marie) est la sainte patronne des délinquants, des narcotrafiquants et est au cœur de l’intrigue.

Un mot également sur Daniela Ackerman, la privé espagnol que Gregorio Leon semble aimer malmener et que je retrouverai volontiers dans de prochaines enquêtes.

Une écriture fluide, une enquête mouvementée, une intrigue bien ficelée, bref, un livre que j’ai dévoré et qui m’a passionné. Je ne connaissais pas la littérature hispanique, le Mexique et ses rites et j’espère en découvrir davantage ! Une vraie bonne surprise littéraire…

 

"Dites-vous qu'à Mexico les seuls qui ne s'inquiètent pas pour leur vie, ce sont les morts."

-Virginie-

 

Par Polars-Oïd - Publié dans : Chroniques H...Q - Communauté : Culture Polar
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 21:09

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L’invisible, Robert Pobi

 

L’histoire :

 

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jake Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares.

Jake, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jake pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités.

Devant la méthode employée par le tueur, Jake ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jake est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jake va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

 

Mon avis :

 

Jake est un agent spécial du FBI.

C’est aussi un ancien junkie, tatoué des pieds à la tête d’extraits de « la divine comédie », père d’un garçon de 3 ans et marié avec la belle Kay, qu’il a rencontré aux alcooliques anonymes. Il faut rajouter à cela le fait que le père de Jake, Jacob, est un peintre très célèbre qui avait pour amis entre autres Andy Warhol et Picasso. Enfin, concernant la mère de Jake, elle est morte il y a plus de 30 ans… écorchées vive… et jamais personne n’a payé pour ce crime.

Ça c’est ce qui concerne le passé de Jake.

Son présent c’est un retour dans sa ville natale quittée il y a 3 décennies, une série de morts « écorchés vifs » comme sa mère, un père souffrant d’Alzheimer sanglé sur un lit d’hôpital, une tempête digne de l’Apocalypse qui approche, et plus de 5000 tableaux peints par son père en guise de clef de cette énigme…

Voici en gros le tableau que nous propose Robert Pobi dans son premier roman « L’invisible ».

Au fil des pages, on entre dans la vie de Jake. On apprend à le connaitre, à le suivre dans ses réflexions, dans ses doutes. On traque le tueur à ses côtés, on a même parfois l’impression de manger le même sandwich au thon que lui…

Et puis, plus on avance dans l’enquête et plus on veut découvrir le fin mot de cette histoire, à tel point qu’on peut difficilement se résoudre à lâcher le livre avant son dénouement explosif.

Du rythme, une ambiance de fin du monde, et l’histoire d’un homme raconté sous fond d’enquête criminelle font de « L’invisible » un très bon thriller… Signé par un auteur inévitablement à suivre.

 

-Sylvain-

 

 

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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 22:08

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Sérum : Saison 1 – Episode 1, Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

 

L’histoire :

 

1773 : Mesmer invente l'hypnose.

1886 : Freud invente la psychanalyse.

2012 : Draken invente le sérum.

Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d'Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

 

Mon avis :

 

Pour moi avant la lecture, « Sérum » c’était surtout une idée : celle d’écrire de courts romans d’environ 200 pages sous la même forme qu’une série télé avec des épisodes et des saisons… bref, « 24 heures chrono » en livre.

Après avoir terminé ce 1er épisode de la saison 1, je peux dire que l’idée est bonne. Mais en plus je rajouterai que les auteurs arrivent à nous livrer une histoire superbement rythmée, avec des personnages intelligemment construits et très attachants (tout particulièrement le duo féminin formé par Lola et Emily), le tout avec une tension qui va crescendo et une dernière page qui, comme dans toute bonne série qui se respecte, nous laisse un seul sentiment : celui de vouloir sauter sur l’épisode suivant.

Bref, ce 1er épisode pose les bases d’une intrigue très prometteuse et tient le lecteur en haleine pendant ses 190 pages très plaisantes à lire.

Vivement la suite…

 

A savoir que cette 1ère saison va comporter 6 épisodes. Le 1er et le 2ème sont déjà disponibles en librairie, les autres devraient sortir respectivement en juin, septembre, octobre et novembre 2012.

 

-Sylvain-

 

Par Polars-Oïd - Publié dans : Chroniques R...Z - Communauté : Culture Polar
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